DETERMINER
L’INERTIE OPTIMALE
La détermination de l’importance de l’inertie dépend
de l’utilisation du bâtiment.
• Pour un habitat utilisé en mode continu, il est incontestable
qu’une inertie élevée est souhaitable, tant pour
le confort d’été et d’hiver que pour limiter
la consommation énergétique.
• Pour un bâtiment utilisé de façon intermittente,
la question peut être posée.
Du point de vue du confort d’été et d’hiver,
une forte inertie est souvent préférable. Sur le plan
énergétique, il est incontestable que les consommations
sont supérieures à celle d’un bâtiment à
faible inertie. Des calculs ou des mesures de consommation seraient
cependant à effectuer pour déterminer exactement la
surconsommation
Les simulations effectuées sur le logiciel Mini- Pleïade
indiquent que les consommations sont extrêmement faibles dans
le cas de l’hyperinertie sans isolation.
Reste le fait que s’il y a une faible surconsommation à
partir d’une énergie renouvelable et alors que le confort
est supérieur, n’est-il pas alors souhaitable alors de
préférer un bâtiment à forte inertie thermique,
même dans le cas d’une utilisation périodique. |
Dans
tous les cas, pour stabiliser le climat intérieur à
partir des gains solaires passifs, et pour faciliter une climatisation
passive, il faut une inertie thermique élevée sauf dans
le cas de locaux occupés uniquement la nuit, pour lesquels
une faible inertie peut être avantageuse pour permettre un abaissement
rapide de la température. |
REGLES
CONSTRUCIVES POUR L’INERTIE THERMIQUE
Pour favoriser l’ inertie thermique, il faut :
- utiliser des matériaux denses (béton, maçonnerie)
de forte épaisseur (minimum 10cm) pour toutes les parois
- limiter au maximum les surfaces recouvertes de matériaux
isolants (plafonds suspendus, moquette, lambris, tapisseries). Pour
des questions d’acoustique, il est parfois nécessaire
d’utiliser des matériaux absorbants. Une solution de compromis
consiste à laisser apparente au moins 50% de la structure massive.
- disposer l’isolation à l’extérieur de la
structure. Il importe en effet que la masse intérieure de la
paroi ne soit pas soumise aux variations extérieures.
- répartir la capacité de stockage sur toutes les surfaces
de la structure. Ce qui importe c’est la masse par m2 de surface
en contact avec l’air intérieur pour favoriser les échanges
thermiques.
À surface égale, la forme architecturale peut avoir
pour effet d’augmenter ou de réduire l’inertie thermique
«utile». Un bâtiment sur 2 niveaux aura une inertie
utile plus importante qu’un bâtiment en rez-de-chaussée
de par la masse du plancher de l’étage. |